Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /Juin /2009 14:34

Hélène rentra vite. Aucun bruit dans la maison. Elle but un verre d’alcool pour s’assommer, puis alla se coucher, ce serait miracle si elle arrivait à fermé l’œil Elle pensa à téléphoner à Eric mais il était tard, et elle ne connaissait pas ses horaires de travail. Trop inquiète, elle prit le combiné, forma le numéro, et attendit. La sonnerie eut raison du profond sommeil d’Eric et c’est une voix d'outre-tombe qui répondit à l’appel d’Hélène. Elle lui fit un récit succinct des évènements, prit le parti de ne pas répondre à la batterie de questions, et demanda à Eric s’il avait bien suivi les enfants dans les bois. Il répondit par l’affirmative et jura ses grands dieux qu’il ne les avait pas quitté des yeux sauf pour le retour, ils avaient détalé comme des lapins. Il lui proposa de venir, la sentant tellement désorientée, après une courte hésitation, elle accepta. Le réconfort ne tarderait plus, elle soupira de soulagement.

 

Dans quatre des maisons du hameau la nuit avait été courte sinon inexistante.

Peut être est ce Mr Gregouin, qui avait passé une nuit blanche,à noter sur des cahiers ce qui paraissait un journal de bord tant celui-ci était noirci d’encre, qui avait le plus pâti de ce raz de marée étrange. Mais lui, était paisible et sûr de lui, et, ayant enfermé son cahier dans un tiroir, il s’étendit sur son canapé, et resta allongé les yeux dans le vague.

 

Marjorie descendit et s’étonna de trouver la cuisine vide, le bol et les couverts de sa mère, qu’elle nettoyait tous les matins, jouaient les absents, elle écouta, pas un bruit. Elle remarqua alors que le manteau de sa mère était encore pendu à la patère. Juste à ce moment, le téléphone grelotta. Elle décrocha, c’était une collègue de maman qui s’inquiétait de ne pas encore l’avoir vue elle ajouta que ce n’était pas son style d’arriver en retard. S

ans se démonter, Marjorie lui répondit qu’Hélène avait été malade hier soir et qu’elle-même ne se sentait pas très bien, sans doute une intoxication alimentaire. Qu’elle menteuse je fais ! se dit Marjorie. Mais elle se dit également que cette maison silencieuse avait quelque chose d’inquietant. Elle mit la radio très fort, et attendit, tout en préparant le petit déjeuner, l’effet produit. Des pas lourds firent trembler l’escalier, et elle resta médusée quand elle vit apparaître des jambes d’homme suivit de près d’un large torse et d’une tête hirsute. La bouche grande ouverte, elle resta quelques secondes ébahie puis sourit à Eric, tout en pensant : Ils n’ont pas perdu de temps ses deux là.

Ils déjeunèrent tous les deux, Eric ayant expliqué que la nuit avait été agitée, ce qui fit rougir Marjorie, qui pensait à tout autre chose qu’a la réalité, ne pouvant imaginer ce qui s’était produit.

Ils discutèrent de tout et de rien, Eric prenant bien garde de lâcher un mot de la discussion tardive avec Hélène. Marjorie était ravie pour sa mère d’autant qu’Eric était sympa. Sa mère arriva en trainant des pieds, ce qui n’était pas son habitude. Elle était allé embrasser son petit, se reprochant son accès d’agressivité envers lui. Il s’était tourné vers la f

enêtre montrant, ainsi que la guerre n’était pas terminée. Elle n’avait pas insisté, le temps ferait son travail, pourvu qu’il le fasse vite, pensa Hélène. Elle n’était pas consciente de l’heure, c’est Marjorie qui le lui rappela, Un coup de téléphone régla la question elle prenait cette journée sur ses RTT. Hélène s’assit donc près de sa fille et en face d’Eric, il n’y eut pas besoin d’explication, Marjorie ne demanda pas pourquoi sa mère avait l’air si fatiguée. Celle-ci lui demanda d’aller chercher son frère pour déjeuner, et ajouta

-Fais doucement, sois gentille avec lui, je crois qu’il ne va pas très bien.

Julian assis sur la première marche de l’escalier pensa : c’est le moins que l’on puisse dire.

Lorsqu’il descendit de lui-même, la mauvaise surprise fut la présence de l’intrus. Il ne dit mot refusant de répondre au salut des trois personnes présentes. Il se contenta de balancer sur la table et vers sa mère un petit sachet, petit sachet qu’il ne s’était pas permis d’ouvrir, il était destiné à sa mère selon la volonté de Myriem. Hélène sursauta, blêmit, et se leva si brusquement qu’elle fit tomber sa chaise. Elle alla vomir dans l’évier, heureusement placé derrière elle.

Tu me crois maintenant ? Tu m’a beaucoup déçu maman, je ne suis pas assez dingue pour inventer un scénario pareil. Tu crois que ça me fais plaisir toutes ses folies? Si tu savais comme j’en ai marre, j’ai l’impression d’être un ovni et le regard des autres me dit que nous sommes fous Sophie et moi. C’est simple ! Je ne veux plus qu’on m’adresse la parole. Le silence me conviendra parfaitement. Sur ce, Il S’installa en bout de table et grignota une biscotte, but un jus d’orange et sortit sans plus de commentaire.

Marjorie se tut, pourtant elle n’avait rien compris à l’algarade de son frère. Elle tendit la main vers le petit sachet, mais la main de sa mère fut plus rapide et saisit ce qui l’avait tant secoué. Elle le mit dans la poche de sa robe de chambre sans le regarder. Marjorie et Eric avaient eu juste le temps d’apercevoir un papillon dessiné sur le dessus. Eric pris congé, il devait rentrer, son travail allait lui rendre un peu de sa lucidité. Il abandonnait une maison qui tremblait sur ses bases, il promit de revenir au premier appel.

A l’égal de Mr Gedouin, Marielle ne put fermer l’œil, elle vit arriver l’heure du départ au travail avec soulagement, ses petites mamies lui redonneraient peut être un peu de sa sérénité. Elle s’en voulait de laisser, sur les épaules de sa grande, la tâche de s’occuper de Sophie, qu’elle avait vue si désemparé mais combative hier soir. Elle décida qu’elle allait faire une pause, laisser son cerveau au repos, mais elle n’ignorait pas non plus qu’elle se faisait de belles promesses.

Elle avait téléphoné à son mari, elle n’avait rien dit de spécial, pourtant au son de sa voix il sut qu’elle était bouleversée. Il rentrait demain.

Mr Henri avait dormi comme à son habitude du sommeil du juste, réparateur et profond. Il était donc frais et dispos, pour, après avoir englouti un petit déjeuner de travailleur de force, reprendre calmement, avec lucidité les notes prisent la veille au soir. Il nota en marge tous les points à éclaircir, médita un moment les yeux dans le vague, puis téléphona aux Aley pour les inviter à un dîner qui réunirait tous les protagonistes du pique nique. Ils se firent un peu tirer l’oreille mais Mr Henri était très convaincant, Ils acceptèrent.

 

Fanny était réveillée depuis un bon moment mais n’osait pas bouger de peur de briser le repos agité de sa sœur. Elle avait réfléchi une bonne partie de la nuit a la conversation étrange, animée et extraordinaire a laquelle elle avait assistée en catimini, cachée en haut de l’escalier. Surprenant ! C’était le moins que l’on puisse dire, mais son bon sens lui disait, qu’il y avait une explication et résolut de la trouver. Sophie ouvrit des yeux fatigués et s’étonna de voir que Fanny était restée toute la nuit près d’elle. Sans dire un mot elles se levèrent ensemble, mirent leur robe de chambre, puis descendirent déjeuner.

Elles discutèrent de choses et d’autres sans jamais aborder le sujet brûlant, la vaisselle fut faite rapidement, elles montèrent faire leur toilette, s’habiller et Fanny entendit sa sœur qui lui indiquait qu’elle sortait. Elle ne répondit pas mais sut que l’histoire continuait et s’attrista.

Sur le muret, Julian l’attendait déjà. Ils étaient tous deux aussi pâles l’un que l’autre. Ils ne se dirent pas bonjour, c’était comme si un fil invisible les reliait et qu’ils étaient les frère et sœur de la désespérance.

Pourtant, d’une voix étouffée, Julian dit :

-Je suis vraiment désolé de t’avoir emmenée dans les bois, je regrette d’avoir retrouvé ce lieu maudit.

-Ne dit pas ça, répondit Sophie. Je n’ai qu’une seule envie c’est d’y retourner.

Je serai beaucoup plus attentive la prochaine fois, je regarderai où l’on se trouve

Pour savoir si ce lieu m’ai connu, pour faire plus attention aux animaux, à la végétation, tu es prêt pour y retourner ?

Elle est folle, se dit Julian, on à assez d’enquiquinements comme ça, et pis moi j’ai la trouille, mais j’vais quand même pas lui dire !

Il lui répondit d’un ton morne :Si tu veux y retourner, je crois qu’on doit y aller avec quelqu’un, tu vois bien qu’ils ne nous croient pas, surtout moi !

Hélène, les regardait, se demandant ce qu’ils se racontaient. Elle regrettait ses paroles injustes qui avaient provoqué le départ précipité de son petit garçon, et surtout espérait ne plus jamais revoir ce regard désespéré, venant d’elle, ça avait dû être terrible pour Julian, il faudrait du temps pour retrouver sa confiance.

Elle repensa à ce qu’elle avait dans sa poche, mais n’osait pas encore regarder. Tu manque de courage ma fille, se dit-elle, allez... de quoi a-tu peur? Marjorie chantonnait dans la cuisine, sa mère l’appela et elles s’asseyerent dans le canapé, Marjorie était étonnée, que se passait-il encore ?

Sa mère avait une main dans sa poche, et très vite, comme si son contenu la brûlait, tendit la petite enveloppe à sa fille. Celle-ci reconnut le papillon qu’elle avait entre aperçut la veille et observa l’insecte avec attention. Certes il était joli mais, pas de quoi en faire un drame !

-Ben regarde, maman ! On dirait que tu a peur ! Tu veux que j’ouvre l’enveloppe ?

 

Sa mère tourna enfin la tête et, ce quelle vit déclencha une crise de larmes.

C’est donc vrai dit-elle….Myriem, Myriem. Où est tu ?

Marjorie ne pigeait rien, et ouvrit l’enveloppe. A l’intérieur, elle trouva une jolie perle nacrée, et un petit mot, pas plus grand qu’un timbre poste, sur lequel était inscrit : Je suis près de toi.

Hélène poussa un cri inarticulé, puis demanda à Marjorie d’aller chercher son frère et Sophie.

Les deux protagonistes de cette histoire abracadabrante entrèrent quelques instants plus tard accompagnés de Fanny qui surveillait, sur ordre de sa maman, les faits et gestes de sa sœur.

Julian faisait la tête, et ne regarda pas sa mère. Celle-ci montra à tous les objets de son étonnement, et de ses larmes.

Elle prit sur elle pour maîtriser sa voix, peine perdue. La suite fût donc exprimée dans un murmure difficilement audible :

Cette enveloppe appartient à celle qui était ma meilleure amie. Nous nous sommes connues au collège et avons fait toutes nos études ensemble, avons trouve un travail dans la même ville, et sortions ensemble en toutes occasions.

Un jour, elle n’était pas à notre rendez vous habituel. Je ne suis pas inquiétée outre mesure et suis rentrée chez moi. J’ai reçu un coup de téléphone, beaucoup plus tard dans la soirée, c’était la mère de Myriem. Je compris immédiatement qu’il s’était passé quelque chose de grave, elle pleurait. Je dus attendre qu’elle reprenne ses esprits, avant de connaître la suite des évènements. Elle m’apprit que Myriem avait eu un accident. Un chauffard l’avait percutée sur un passage pour piétons, elle était morte sur le coup.

Hélène ne put continuer, elle pleurait silencieusement, les enfants navrés et secoués se taisaient et Julian fixait l’enveloppe, la perle et le petit mot. Sophie regardait aussi mais elle paraîssait imperméable à toute émotion. Elle se maîtrisait, sa sœur était inquiète. Son teint de cire la transformait en poupée de chiffon, et ses épaules basses était le signe d’un raidissement qui parlait mieux que les mots qu’elle était incapable de prononcer.

Que dire quand l’impossible est devant vous. Le chagrin d’Hélène paraissait inépuisable, Julian lui reprochait toujours son attitude envers lui, mais comprenait qu’elle ait pu être bouleversée, il brisa le silence et demanda :

-Pourquoi un papillon ?

Sa mère sursauta, et revenant à la réalité, lui expliqua que c’était leur mot de passe, quand l’une d’entre elles avait un petit secret à dire à sa sœur de cœur, elle lui faisait passer un papillon bleu. Quand l’une d’elle avait réussi un devoir surveillé, le papillon était rose, et ainsi de suite. Ils y en avaient pour toutes les occasions.

-Et celui-ci, reprit Julian, il veut dire quoi ?

Hélène releva brusquement la tête. Le papillon était noir, jaune, et gris.

-Elle a peur ! dit Hélène dans un souffle, Qu’est ce que ça veut dire ?

Elle n’ignorait pas qu’aucun d’entre eux ne pouvait répondre. Elle poursuivit comme pour elle seule, d’une voix basse, elle est près de moi et elle a peur…..

Le silence qui régnait, lourd, oppressant, était occupé par le vol d’une mouche qui, étonnée par ces statues, s’appropriait l’espace et se posa sur la perle dont l’odeur sucrée l’affriolait. Mal lui en prit, Julian, qui adorait cette chasse bondit et d’une main d’expert la chopa et l’estourbit.

Les statues reprirent vie.

Julian voulut rassurer sa mère et lui dit :

-Je t’assure qu’elle avait l’air très heureuse, elle souriait et…..C’est vrai qu’elle m’a dit de repartir vite, c’est ce que j’ai fait, elle a juste glissé l’enveloppe dans mes doigts. Je suis parti….Il s’arrêta, réfléchit, le menton dans une main, puis, les yeux dans le vague, dit : Je ne me souviens pas comment je suis revenu.

-Moi non plus ! dit Sophie, qui fit sursauter tout le monde.

-Vous n’êtes jamais partis ! s’écria Hélène.

-Ben ! Comment tu l’sais ! s’exclama Julian, T’étais pas avec nous, tu peux pas savoir !

Un peu gênée, Hélène dis :J’ai demandé à Eric de vous suivre je craignais que vous vous perdiez.

-Ah ben bravo ! La confiance règne ! ça m’étonne pas, Tu me prends toujours pour un petit garçon, rétorqua Julian.

Combien de temps êtes vous partis « là-bas » à votre avis ? demanda Hélène,

Sophie, songeuse, répondit : au moins une demi-heure, Julian approuva et ajouta peut être un peu plus, j’ai quand même eut le temps se discuter avec grand-père.

Marjorie qui ne comprenait rien, et pour cause, ne put retenir une exclamation de surprise. Mais sidérée, se tut.

Hélène, qui avait discuté longuement avec Eric, leurs expliqua qu’ils étaient revenus rapidement et qu’elle en avait été étonnée. Cela remis en tête, aux deux enfants, qu’effectivement, ils avaient été surpris de trouver encore tous les convives autour de la nappe ayant servi de table. Il est vrai que Bigoudi les avait fait tracer.

Sophie, Bigoudi était avec toi là-bas ?

-Non, j’ai pensé qu’il t’avait suivi, répondit Sophie. Alors, il n’est pas venu, une énigme de plus, ajouta t’elle .

Le téléphone sonna, c’était Mr Henri. Il proposa à Hélène de réunir tous les adultes, au courant de l’invraisemblable le lendemain soir chez lui. Elle lui répondit que pour elle c’était sans problème mais qu’en ce qui concernait Marielle et son mari elle ignorait s’ils seraient disponibles. Il s’occupait de tout, lui répondit-il. Rendez vous pour le café. D’accord, dit Hélène. Après avoir raccroché, en se retournant elle vit l’interrogation sur tous les visages et décida de ne rien leur cacher. Demain soir, je souhaiterai que vous passiez la soirée ensemble après le diner vous pourriez regarder un film, jouer aux cartes, enfin faire ce que bon vous semblera, les garçons serons rentrés et vous pourrez ainsi vous amuser avant de penser à la rentrée ? ça vous va ?

Fanny argua du fait que ses parents n’étaient pas au courant, mais Hélène la rassura.

-Et toi qu’est ce que tu feras ? demanda Marjorie. C’est son frère qui lui répondit : -T’as pas compris ? Nous sommes des bêtes curieuses, Sophie et moi, alors ils vont discuter de nous, voilà. Ose dire que ce n’est pas ça maman !

Elle hésita, mais il était trop futé et elle détestait le mensonge. Oui, dit-elle, c’est ça, il faut bien qu’on cherche ce qui ne tourne pas rond.

-Très bien, dit Sophie, stupéfiant son monde, je propose que de notre côté nous cherchions les solutions, nous avons toutes les cartes en mains et bien que pour l’instant, tout nous paraîsse glauque, nous finirons par lier les évènements entre eux. Elle se leva, très digne, et donna rendez-vous à Julian et Marjorie, salua Hélène et sortit suivie de Fanny estomaquée par la fermeté de sa sœur. Nul doute, elle avait changé.

 

autre page

Nous étions au printemps, dans un petit jardin de la ville voisine, une petite plante volubile s’attachait aux branche d’un petit sapin et comme lui, poussait tranquillement.

Cette même petite plante, dont la graine avait été jetée dans la neige, par une main suspicieuse, un soir de Noël, avait grandie, elle aussi, mais elle avait disparue du talus où le hasard l’avait fait tomber. Qu’était-elle devenue ?

Dans le jardin, d’Hélène, la même petite plante bleutée poussait cachée, derriere la haie, mais celui qui l’y avait mis l’avait totalement occultée. Dommage.

 

La journée passa très vite. Mais dés le déjeuner terminé, Sophie alla chercher Julian. Ils partirent vers le champ, limite qu’on leurs avait imposée. Un inconnu les auraient aperçu, il aurait pu penser que ses deux enfants étaient bien gais et aurait souri à son tour. Sophie venait de faire une supposition qui avait fait éclater de rire son blondinet de petit voisin, celui-ci répondit :

-Si c’est ça la solution, y en a qui vont serrer les fesses, oh la trouille !

Ils ne restèrent pas longtemps sur place se sentant épiés, ils remontèrent à pas lents vers leur maison, ragaillardis.

Chacun employa son temps comme il le pouvait, pourtant une inquiétude insidieuse leur serrait le cœur, nouait leur estomac. L’arrivée des garçons fit oublier momentanément les soucis, ils racontèrent les bons moments de leurs courtes vacances, et finirent par aller boxer le malheureux ballon avec Jonathan.

Pendant ce temps, Sophie et Fanny préparaient des feuilles et des stylos pour chacun de ceux qui participeraient à la discussion de ce soir. Fanny s’était mise au service de sa sœur, admirant son calme, en se disant qu’elle aurait réagi tout autrement à sa place. Les garçons ignoraient tout, il fallait protéger Jonathan qui était trop petit et trop sensible et qui resterait seul à la maison, endormi, en sécurité avec Bigoudi qui avertirait au moindre coup de Trafalgar.

 

Une personne du hameau était plongée dans une recherche ardue, des dictionnaires et autres encyclopédies, étalaient leurs savantes pages sur la grande table de la salle. Cela faisait vingt quatre heures qu’elle épluchait de vielles fiches, des renseignements glanés sur le Net, elle avait retrouvé au grenier des cahiers d’étudiant, qui le ramenait bien des années en arrière, lorsqu’il se passionnait pour la flore. Il avait avancé dans ses recherches, mais il lui manquait encore du temps pour pouvoir avancer des certitudes. Ce qui lui importait le plus, c’était la plante protégée come un trésor qu’il cachait dans sa serre. La trouvant curieuse, il l’avait récupérée dans le talus, au bord de la route. Depuis, elle poussait allègrement autour de son tuteur, et un petit bouton prometteur était examiné au moins deux fois par jour. Il en était dingue.

 

Par jidelvi - Publié dans : roman
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Recherche

Derniers Commentaires

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus